Benoit à grandi dans la ville de Florange, en Moselle.
Quand il était enfant, à peine adolescent, pas encore adulte, Benoît avait envie de disparaître. Ce qu’il faisait n’était jamais assez bien.
C’est important de raconter ça.
De raconter comment on pense être fou. Fou quand on n’arrive pas bien à lire ou à écrire à huit ans.
De raconter la conscience de l’exclusion sociale, quand on a treize, quinze ans.
De raconter comment donner des coups peut être le seul moyen de communication pour certaines personnes.
De raconter que la générosité vient plus souvent des exclu·es.
De raconter qu’on aimerait être capable de dire merci, de dire qu’on a vu les efforts, et la dignité des gens.
De raconter la grandeur des petits combats.
De raconter la vie d’un croate mort sept fois.
De citer Edouard Louis.
De dire qu’un enfant qui va mal peut devenir un adulte qui va bien.
Comprendre que les combats ne mènent pas forcément à la métamorphose.
Que la vie est plus forte que le théâtre, mais que c’est au théâtre qu’on se rassemble pour le dire.
De parler de Dylan.
De la France des ronds-points.
De vous écouter respirer.
Distribution :
- Écriture, jeu et mise en scène : Benoit Moreira da Silva
- Accompagnement à la mise en scène : Camille Falbriard
- Collaboration technique, création son : Félix Mirabel
- Administration et production : Grégoire Faugeras
La compagnie bénéficie de l'aide à la création de la Ville de Strasbourg.